Popularisée par l’écrivain Renaud Camus, l’expression « Grand Remplacement » désigne la thèse d’une substitution démographique planifiée des Européens dits « de souche » par des immigrés africains et/ou musulmans.
La crise du Covid-19 a engendré une vague de fake news qui est loin d’avoir épargné les candidats RN. Opposés aux mesures prises durant la pandémie, assimilées aux prémices d’une « dictature sanitaire », sceptiques quant à la létalité, à l’origine ou même à l’existence du virus, fervents soutiens du professeur Raoult ou simplement antivaccins : nombreux sont ceux à s’être noyés dans la grande marmite du covido-complotisme.
« Dictature des juges », « juges rouges », « tyrannie judiciaire »... De l’ « Affaire Fillon » au procès Sarkozy, la Justice est régulièrement accusée de servir un agenda politique. Au RN, ces accusations aux accents trumpistes se sont renforcées après la condamnation de Marine Le Pen, fragilisant toujours plus l’Etat de droit.
Peu soucieux des faits, ils dénoncent l’influence néfaste d’un prétendu « lobby gay », mettent en garde contre le « péril woke » ou le « totalitarisme LGBT », considèrent l’éducation sexuelle à l’école comme faisant partie d’un agenda visant à pervertir la jeunesse et comparent le féminisme et la transidentité à des « idéologies destructrices » participant à « l’effacement de notre histoire et de nos racines ».
Néologisme apparu dans les cercles antisémites au début des années 1980, le terme « mondialisme » est conçu par l'extrême droite comme un programme général de destruction de l'Etat-nation et de subversion des valeurs traditionnelles (la famille, la religion, le sentiment national) au service d'une oligarchie « apatride » souvent incarnée par des figures comme George Soros ou Jacques Attali.
Climato-rassuristes, climato-sceptiques, climato-dénialistes… Les néologismes abondent pour qualifier ceux qui, à l’instar de nombreux candidats RN, doutent de l’origine anthropique du dérèglement climatique, en minimisent les effets, ou assimilent les mesures prises pour l’endiguer à une « propagande » autoritaire promue par des « ayatollahs verts ».
La révolution de Maïdan en 2014 ? Orchestrée par la CIA. L’invasion de l’Ukraine en 2022 ? La faute à l’OTAN. La Crimée ? Un territoire « historiquement russe ». Les massacres de Marioupol et de Boutcha ? Une mise en scène. Chez les télégraphistes du Kremlin, on doute de tout… sauf de Poutine.
Promotion d’ouvrages négationnistes, banalisation des génocides juif ou tutsi, remise en cause de la « version officielle » d’attentats, d’assassinats politiques ou de crimes contre l’humanité. Bienvenue chez les faussaires de l’Histoire.
« Face, je gagne ; pile, tu triches. » Lorsque les résultats d’une élection leur déplaisent, les complotistes (et certains candidats) crient à la fraude. Un mantra qui s’est imposé en 2020 avec le mouvement « Stop the Steal », cri de guerre trumpiste visant à délégitimer la victoire de Joe Biden. Depuis, l’argumentaire ressurgit à chaque scrutin : Roumanie, Corée du Sud… Et bientôt la France ?
Références obscures à HAARP, un hypothétique programme censé permettre au gouvernement américain de modifier le climat, mentions du fameux « Deep State » cher à Donald Trump, accointances avec des pontes de la complosphère... Voici nos inclassables.